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Un peu d'histoire ... Le Tonfa, tel qu’il est pratiqué au CFEPMGST, ne possède aucun point commun avec le Tonfa des arts martiaux. Respect de la législation en vigueur (légitime défense) Historique du TONFA Le Tonfa appelé aussi Tonfa-Police, Bâton de défense ou B. P. P. L a des origines très anciennes. Son utilisation remonte au Moyen-Age (XIIème – XIIIème siècle). C’était un outil agraire utilisé par les paysans asiatiques (Chine, Japon, Okinawa…). Il était alors en bois très dense (chêne rouge), de section ronde ou carrée, faisait environ 50 cm de longueur et était utilisé comme sorte de levier, de manivelle pour faire tourner les meules servant à broyer les céréales. Le Tonfa, aussi connu sous le nom de « TONKUWA » ou « TUIFA » pouvait également être utilisé pour concasser des céréales à même le sol ou soulever des marmites chaudes. Son utilisation première était donc purement agricole ou domestique et répandue surtout en Chine et dans les régions environnantes. Ce n’est que quelques siècles plus tard, que les habitants d’Okinawa, peuple pacifique de pêcheurs et cultivateurs détournèrent le Tonfa de son utilisation première pour s’en servir comme arme. En effet, Okinawa, île principale de l’archipel des RYU-KYU (qui s’étend du Sud-Ouest du Japon sur plus de 1.300 kilomètres, à mi-chemin des côtes de la chine et de celles du Japon) avait des contacts culturels et commerciaux privilégiés avec la Chine, qui elle même utilisait le Tonfa. Les paysans de cette île, ayant subi de nombreuses invasions au cours des siècles, de part leur situation géographique (entre Chine et Japon), ont alors pour se défendre, codifié une méthode de combat : « l’Okinawa-Te » ou « Tode » (l’art du poing) qui deviendra plus tard le « Karaté » sous l’influence japonaise. Au XVIIème siècle, Okinawa tombe sous la domination du Japon. C’est le seigneur de la région de KAGOSHIMA (pointe Sud-Ouest de l’île de Kyushu) qui envahit avec ses hommes l’île d’Okinawa et qui l’annexe. Pour éviter une quelconque rébellion, il confisque toutes les armes sur l’île et en interdit le port. C’est alors que les Okinawaiens, désireux de reprendre leur indépendance eurent l’idée d’utiliser leurs outils et leurs objets usuels comme arme pour se défendre contre les samouraïs et autres « hommes de mains » du seigneur, seuls autorisés au port d’armes (sabre, katana, couteau, tanto…) car chargés de faire régner l’ordre sur l’île. Partant des techniques de l’Okinawa-Te (combat à mains nues) qu’ils maîtrisaient depuis longtemps, ils codifièrent une autre méthode de combat utilisant leurs instruments et outils de la vie de tous les jours. Ainsi naquit le « KOBUDO » qui signifie Art Martial (BUDO) ancien (KO) qui utilise le bâton (BO) pour porter des sceaux, la rame du pêcheur (Ecou), les faucilles (Kamas) pour couper le fourrage, le fléau (Nunchaku) pour battre les céréales (qui fut très popularisé par les films de Bruce Lee), ainsi que le Tonfa. Le Kobudo, art martial utilisant les outils agraires comme armes s’est transmis de père en fils, de maître à élève sous forme de Katas (enchaînement de techniques dans le vide) pour arriver pratiquement intact jusqu’à nos jours. Et c’est après la Seconde guerre mondiale, que de nombreux maîtres d’Arts Martiaux asiatiques partirent s’installer en Occident (Europe, Amérique…) pour y développer leur enseignement. C’est ainsi que se multiplièrent les Dojos de Karaté, Judo, Kung-Fu, Kobudo un peu partout dans le monde. En 1970, aux Etats-Unis, c’est LON R. ANDERSON qui crée un bâton de Police reprenant la forme générale du Tonfa. Ce dernier est répertorié sous l’appellation déposée de « Monadnock P.R. 24 Police Bâton » (car il faisait 24 unités de mesure américaine, aussi bien en taille (24 pouces) qu’en poids (24 onces). Inspiré du Tonfa d’Okinawa, ce nouveau bâton de police n’est plus en bois, mais en aluminium (deux parties amovibles : le bâton et sa poignée sont fixés entre-elles par une vis en six pans creux), il passe de 50 à 60 centimètres, sa section et ses extrémités se sont arrondies : SECURITE OBLIGE. De nombreuses polices aux Etats-Unis adoptent ce nouveau bâton de défense (plus de 50% des polices U.S. en sont dotées), mais il est surtout répandu en Californie. Une méthode d’utilisation est mise au point par la police américaine. Particularité : le Tonfa s’utilise seul et non par paire (un Tonfa dans chaque main) comme dans le Kubudo. En plus des blocages et atémis existants dans l’art martial ancien, plusieurs techniques et clés sont adaptées à la fonction policière, permettant arrestation, menottage, moyen d’amener, sorties de véhicules… En 1983, un Tonfa est moulé en matériaux composites (sorte de plastique après injection de polycarbonate très résistant et léger). C’est sous cette forme qu’il est le plus commercialisé actuellement. Le programme technique est celui de la FFTS ( formation française de tonfa sécurité ) élaboré par Alain Formaggio et Robert Paturel.
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